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| POEMAS AL ALEMÁN, lectura en el Instituto Iberoamericano de Cultura, Berlín, Agosto 2002. Traducción Traductor: Frank Caelen |
UN GRAN PAIS
Vivo en un país tan grande que todo queda lejos:
La educación,
la comida,
la vivienda.
Tan extenso en mi país que la justicia no alcanza para todos. |
MEIN LAND EIN GROSEN LAND
Ich lebe in einem so grosen land das alles fern ab liegt:
Die Erziehung un bildung,
das Essen,
die Wohnung.
Est ist so weit,
das die Freiheit nich für alle reicht. |
ADIOS JUVENTUD
¡Oh, juventud
que tarde se rompieron las amarras
de esta cáscara reseca y agria
donde habita mi alma!
Cubierta de olvido
está mi casa,
amargo sol moribundo,
amargo resplandor de luna
cubiertos de escarcha
Y esta es mi morada,
barco sin ancla,
árbol sin retoños,
puerto sin muelle,
y un corazón a galope
en franca retirada. |
LEBE WOHL JUGEND
Oh Jugend!
Wie spät lösten sich die Bünde
dieser vertrockneten und sauren Hülle
in der meine Seele weilt!
Bedeckt von Vergessen
steht mein Haus,
bittere, sterbende Sonne,
bitterer Mondschein
bedeckt von Frost.
Und dies ist mein Heim,
Schiff ohne Anker,
Baum ohne Sprosse,
Hafen ohne Mole,
und ein Herz im Galopp
im offenen Rückzug. |
AZUL
Mi amor es azul:
Azul de mar y azul de cielo.
Azul de oleaje que cubre tus playas,
de peces azules que vagan tranquilos
o de mares profundos de inmensos vacíos.
Azul de la flama que incendia mis noches,
o azul de los mares cubiertos de nieve.
Azul delirante de intensas caricias
o azul del amor que temprano agoniza
esperando la dicha de tu cuerpo ondulante. |
BLAU
Meine Liebe ist blau:
Meeresblau und Himmelsblau.
Brandungsblau, das deine Strände überspült,
von blauen Fischen, die träge umherschwimmen
oder der unendlichen Leere tiefer Meere.
Das Blau der Flamme, die meine Nacht in Brand setzt,
oder das Blau der von Eis überzogenen Meere.
Das leidenschaftliche Blau zärtlicher Liebkosungen
oder das Blau der Liebe welches früh vor sich hinsiecht
Ich warte auf den Glücksquell deines wogenden Körpers. |
CUANDO TODO…
Cuando todo se convierta en llanto,
ira,
dolor,
llaga.
Cuando todo sea sombra,
ausencia.
Todo,
todo sea nada…
Invocaré tu imagen
en la cavidad de mi cuerpo
para asumir tu inexistencia
desde lo más profundo de tu silencio. |
WENN ALLES…
Wenn alles sich in Schreien wandelt,
Wut,
Schmerz,
Wunde,
Wenn Alles Schatten ist,
Abwesenheit.
Alles,
Alles Nichts ist…
Werde ich dein Abbild herbeirufen
in das Innerste meines Körpers
um deine Nicht-Existenz anzunehmen
aus den unendlichen Tiefen deiner Stille. |
NO HAS MUERTO
No todo naufraga
al final de un sueño,
siempre quedará la inmortalidad
de tu recuerdo tumbado a mi lado
rendido sobre mi lecho.
No todo está muerto entre tú y yo,
seguimos siendo un pensamiento
en una tarde obscura de otoño
o el vaho de una noche de invierno.
No estás enterrado aún
mientras sigas latiendo
en mi piel,
bajo mi falda,
entre mis muslos,
dibujando tu estar en mí
al borde de mis azules labios.
No puedo estar muerta Yo
cuando todos los días te pienso,
recuerdo de tus recuerdos
mis piernas enroscadas en rededor de tu cuerpo.
Tu sombra se ama
sobre mi cuerpo derrotado
por tu nombre. |
DU BIST NICHT GESTORBEN
Nicht alles scheitert
am Ende eines Traumes,
wird immer die Unsterblichkeit deiner Erinnerung bleiben
niedergestreckt neben mir
erschöpft auf meinem Bett.
Nicht alles ist tot zwischen dir und mir,
wir sind noch immer ein Gedanke
an einem dunklen Herbstabend
oder der Dunst einer Winternacht.
Du bist noch nicht begraben
während du in meiner Haut
weiterschlägst,
unter meinem Rock,
zwischen meinen Oberschenkeln,
dein Dasein in mir zeichnend
am Rande meiner blauen Lippen.
Ich kann doch nicht tot sein
wenn ich jeden Tag an dich denke,
ich erinnere mich der Erinnerungen
meine Beine um deinen Körper geschlungen.
Dein Schatten liebt sich
auf meinem von deinem Namen
geschlagenen Körper. |
| Francés, Algunos Poemas de “La spirale de Feu”. Traducción por Phillipe Burin de Roziers. |
Jours du premier jour
O Dieu, La Realidad meurt de faim
D’empreintes de l’histoire meurent Las Margaritas
La forêt brûle de violence et de démagogie
Ceux qui ne sont pas nés sont nés fatigués
Pour eux le coq n’a pas chanté
Les chamulas étaient éveillées déjà.
Leur tragédie : naître sur leur propre terre
Mains amputées
Pieds de cactus
Peau foncée, nez épaté, et de petite taille
Fille de la Manche sa langue,
Transparente comme un chant, sur les nuits flotte
Mystère de ses forêts…
Recouverts d’épines mais dépourvus de roses
Esprits glissant sur l’aube
Roses dont rejaillit la teinte sur les chemins
sur l’éternité des jours. |
Ode de Salome
Echo de voix sans nom
bouches ayant perdu leurs lèvres,
Echo des yeux qui brillent d’épouvante.
A la surface du miroir une ombre est son image
Noires depuis les pieds jusque dans l’âme
Femmes ou fantômes
Aux jours aux calendriers égarés
N’ayant droit qu’à obéir
Leur destin est de servir.
Piégées par leurs coutumes et leur dieu
Survivant sur la rive de la mort
Prisonnières dans leur corps
Sans prendre plaisir
Les filles qu’elles élèvent auront aussi des têtes
Aux yeux vides de lueur
Voix privée de voix
Echo jouant au silence
A l’ombre de l’homme
Mesure de leur temps sur la terre . |
Kaléidoscope
Entre les oreillers
Plein de sensations connues plein de couleurs d’ambre,
Découvrir les boucles de ton pubis avec mes doigts
orphelines du toucher tes mains
Sur mon corps de femme ont trouvé une plage ;
lorsque tu touches ma chair,
tu est une dèesse
J'aime ta peau de femme,
ton cœur de femelle,
C’est être en face d’un miroir
Quatre mains,
Quatre seins,
Quatre jambes entrelacées,
De qui m’aime
Comme seule tu sais aimer
Sans soumission
Sans bataille
Depuis la naissance de mon âme…
Jouissant du plaisir éternel et infini
De qui sait aimer
Comme toi seule tu m’aimes
D’un cœur de femme
Pour une peau de femme qui serait amoureuse. |
Nuances
Combien
De paroles faut-il
Dans l’exil
Pour dresser un mur transparent
Contre l’oubli !
Combien de nuits blanchies d’ivresse
Pour ne pas penser aux os
Sans sépultures !
A cause de la patrie
tant de morts tu as vu dans les rues,
poussières sur les tombes de tes proches,
Ceux-là qui engendrèrent un idéal en toi,
Ceux-là qui sont morts sans préavis,
Sans recours et sans réplique ;
Voix étouffées entre les murs humides
Tombes des disparus
Enterrés dans les cavernes clandestines
Ceux-là dont ni prison ni mort
N’éteindront les voix ;
Ceux-là qui dans l’exil comme toi
Apprendront à se réchauffer le cœur
Avec les souvenirs d’une patrie
Que jamais plus ils ne verront. |
Florescence
Dans l’écho d’ogive de mes transparences
Dans ton souvenir je me dilue…
Mes sillons humides où naviguer est possible
Affleurent
Dans les intermittences du chant de tes désirs
Dans l’abîme de mes lèvres
Tu inondes des pistils
Qui font trembler ma peau
Je deviens ta complice
Dont le corps se convulse dans ton lit :
Entre tes mains
Je deviens une mer qu’on ne contient pas
Aux envies horizontales
Femelle prévisible face à la présence
Des jouissances innombrables.
Tu rends humides mes secrets les plus cachés
Mes feux pore après pore entrent dans un bain,
Marées sauvages qui se succèdent
Je tremble, je crie
Répertoire aux fulminantes conjonctions,
Lutte au paroxysme du désir
Lorsqu’il gémit à l’unisson !
Pulsions incontrôlables d’un pacte
Où la semence est multipliée.
Je me repose sur ta peau
Et je ne me plains plus
Je n’ai plus peur des surprises liquides
Qui adviennent dans le temps
Et je suis
Tranquille, sereine, illuminée.
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Constellation
Tes yeux ,
Crépuscule de l’automne serein
Ciel bleu
Cristal aux étoiles de feu.
Tes mains,
Chemins complices
Des rêves partagés
Des souvenirs en-allés.
Nous,
Billes colorées,
Nuances de l’âme,
Racine aztèque,
Déferlement de nourriture
Sur la terre fertile…
Jointures où se creusèrent les souvenirs
Regards blancs
Ombres des silhouettes amoureuses,
Ton torse,
Mes seins,
Tes cuisses,
Mon dos,
Ma cachette pénétrée,
Tes fleuves,
Mes mers,
Ma joie,
Ton âme,
Aller-retours d’œillets
Sueurs pétrifiées
Buvant l’humidité
De cavernes profondes,
Ma peau mate
Qui prend racine dans ta peau foncée.
Survivant aux distances,
Perpétués dans le temps. |
Ode majoure
O patrie
Qui pourrait te boire encore
Dans la coupe d’un regard,
Faisant retour vers son âme
Afin d’y sentir ton paysage ?
Afin d’y revoir tes hommes,
Tes femmes,
Tes enfants,
Et de créer l’espérance encore ;
Cheminant sur les ruines de la haine,
Tendant la main encore
Vers la main fraternelle et amie.
Et…
Parmi toutes ces mains
Celle de l’absent.
La main de qui s’en est allé
Sur la rivière
De ceux qui ces jours-ci périrent
Ces années-ci,
Avant l’aube des ombres,
Remplis de feu
De torture et d’épouvante.
Qui pourrait te voir encore
Avec ces yeux de brume
Qui font naître mes larmes. |
Sans but
Il y a un trou très grand.
Très profond,
Il s’étend il m’écrase
Me remplit et m’épuise…
Miel ou amertume ?
Je perds mon sang,
Je fonds comme une glace,
Je me laisse emporter par les démons,
Les vers de terre me dévorent,
Chaque goutte de plasma
Est un cri d’absence désespéré
Un cri de silence sans écho
Laissant ses traces profondes
Pour toute la vie.
J’ai brisé les chaînes,
Rompu les liens,
Je t’ai extraite du bruit des vents
De l’humidité des bouches,
De la courbure des corps,
De mes ailes dans ton nid chaud,
Et vers le ciel, tous deux, nous volons.
Ma peur est invisible et grave
Peur de crier ton nom en plein milieu d’un rêve
De toucher ton corps sur l’oreiller
D’agiter mes hanches sous d’autres mains,
De lâcher des bruits depuis mon lit
De retourner à ma nuit
Afin de te couvrir avec ma lune. |
Un grand pays
Je vis dans un pays si vaste,
que tout est éloigné
l’éducation,
la nourriture,
le logement.
Je vis dans un pays si vaste
que la justice ne peut être atteinte par tous |
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| Inglés, Poemas aparecidos en Antología Thresholds. Pen Club. Mayo 2005. Traducción por Liliana Valenzuela |
WINGS OF DEATH
Metallic croaking, birds spitting fire
over arrogant buildings.
Terror, rubble, the astonished earth.
Death, decay.
Juan, or Peter, or Haddad,
perished in iron watchtowers
like Yumiko, burnt in Hiroshima,
or Lu-Yu, from leukemia in Nagasaki,
or Yim the Vietnamese while sowing rice,
and his father devastated by Ebola.
I do not want to be tortured to death,
nor swell the ranks of those riddled with bullets,
or die like Pedro, and Lupita crossing the Rio Bravo,
and much less with my soul wrapped in misery
under the veil of fundamentalism.
I do not wish to die like the indigenous peoples of Mexico, Guatemala,
El Salvador, or Nicaragua.
I do not want one of my children
to die in an airplane hijacked by terrorists,
nor beneath one either in Afghanistan,
Iraq, or Sarajevo, Kosovo, or Puerto Rico,
nor in North Korea, or Vietnam.
I do not want vengeance to saturate life
with death
hatred must be expunged from the heart,
so must the eye for an eye that will leave the whole world blind. |
BEFORE WE LOVED EACH OTHER
What were we before we loved each other?
Who were you?
And who was I?
Cold fire within lips contained,
dull unyielding hearts,
my womb a coarse fruit,
your gaze a light summer robe.
Now that we love each other...
we are fire where butterflies self-immolate,
bodies of light,
skin burning in red flames,
neverending spell.
Joined in the same body we are shadows,
dreams revealed in poems,
moon-attracted tides,
giant waves weary from love.
Now that I love you…
I am an insect born in the mornings,
dying in the afternoon between your thighs,
drops of pleasure suspended,
a moan of the Sun at its peak
a fresh-water mermaid,
a star unveiling beneath your body.
Now that you love me...
you are a symbol of alliance among gods,
a charm hanging from my neck,
stormy water for sprinkling my flowers,
a beacon guiding the blind, I am.
Now that we love each other...
we are warm roots in the earth. |
SINFUL DIVA
Misty slumber
moist labyrinth of supple fibers,
almond navel
arched belly perfuming
with another body’s oils.
Sinful Diva,
poet of the flesh you call me.
I ensnarl you with the ring of my body,
and in the midst of the ritual fluid I force you to cry out:
Oh, swirling fish of desire,
you are limbo!
Genes melting in an instant,
Goddess absorbing without bias
the juices shed in her groin.
Dissolving in your burning flesh,
devouring your feline instincts
I am a snake struggling to emerge from her old skin.
I am the sinful Diva who makes your eyes go blank
illuminating the infinite for all eternity. |
WOMEN
There is no patent on us
nor do we come with a manual,
we are more than hormones and affections
more than slivers from an extra bone,
or proof of racism in the world.
We are more, much more than that:
Eyes…
Enigmatic cyclones,
clear windows,
a sixth sense drifting in her cells,
a body thinking with the soul,
a soul feeling with the body,
eyes seeing through the heart,
unbridled intelligence.
Femininity,
heroines in a world of men.
Woman, totality…
self-consuming torment,
river, shadow,
paths of fire on water,
emotions,
passions entwined in her soul,
iridescent feelings
wrapped in a woman’s skin.
And after all…
exposed viscera in the memory
of a man. |
TALIBAN
Oh!, enlightened Mary.
Mother of Heaven’s Son,
who washed our sins with his blood
that belongs to you as well…
pray for the forgotten women of the earth.
If the female creation,
Eve’s legacy, produces wheat
where only weeds grow,
and turns apples into poison.
If God granted you life and the miracle
of giving birth,
if you are made in his image and likeness,
why do you brand us with the absurd notion
of making us slaves?
Mary,
Mother of heaven and all females,
reveal your power on earth:
Turn your son’s wounds into roses,
do not let the cross that bears him
become a dagger to save us. |
LOVING YOU
Loving you means cleaving the wind with the blade of my breasts
while catching butterflies with my swarming hair,
it means delighting in your moans drop by drop,
and swooning when you flood my crevice with life.
Loving you means a blue-tinged suffering as your word slips away,
it means stitching promises and kisses to the earth,
and overflowing my soul with blackbirds
while hearing a pealing of bells in each caress
and touching you, again and again, and still feeling you
within dreams.
Loving you is loving myself, and loving us,
while you capture my body with your body.
Loving you means having your skin tangled in my fingers. |
SUMMER DRIZZLE
As an airplane flew across the sky
you tried to devour me under a willow,
angels went strolling like drizzle;
bewildered, I pursed my lips,
said no to the bold and runaway tiger.
And I felt regret
and played the tambourine
and bears danced
and I decked gray streets in red
and tasted one of your kisses.
Feeling your lips on my mouth
the guitars played piano music,
flames crackled in my eyes.
Passersby still sing
the song of the kiss of the sirocco,
and I still remember
the affectionate groove of your kisses
on my skin moistened with sound.
(Twilight still trembles). |
I AM FREE
I am free by my own decision
by my own worth,
won in medieval battles,
or Greek tragedies.
Luminous bolt
descend into the darkness
of my confusion,
clear up my carnal sins,
transmute the unforgivable into human form.
I am not Joan of Arc
or the Virgin Mary,
female, woman, all-powerful being
living in the moment
conquering space with small steps
day by day.
Each path traveled
is dyed on my back,
caresses,
complaints,
tempests,
time’s traces
mutated into withered flowers
or preserved ripe fruits.
I am happy in spite of the damage. |
PRAYER
Our Father who art in heaven
turn thine eyes toward thy feet
and see what is happening to us
here on earth.
We no longer want to kneel on the ground
nor request in unison that thy kingdom come.
We need it now in the heart of mankind
so as not to destroy each other.
We no longer know if this is thy will
what thou wish would be done
on earth as it is in heaven.
Angels exterminating their fellow men?
Are we a reflection of the upper regions of hell?
We need more than a piece of bread on the table…
we need to learn to forgive each other
for the insult of being born
of a different class, race, and creed. |
DESERT GRAVES
Our history is but the weeping of kings
subdued by shackles
blind memories fluttering on the wind
beneath the secret world torched
by soldiers of fortune.
Silently the lineage rises,
the thorny flowers of the prickly pear are reborn,
the roots left by the eagle’s claws,
sea-clad plumed serpent,
jaguars with ravenous fangs;
but now evil comes not from across the ocean
but from the American Dream lurking
across the Rio Bravo.
How many tears must be shed to regain
the dignity of a race?
Surely our people shouldn’t end up as worms,
as sun-scorched ashes on gray stones,
stumbling over desert graves
to find a new life. |
A great country
I live in a country so large
that everything is far away:
education,
food,
housing.
My country is so vast
there's not enough justice to go around.
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| Servio, Poemas para el Congreso: La Agresión de la OTAN contra Yugoslavia. Agosto 2000. |
MI PAIS, UN GRAN PAIS
Vivo en un país tan grande que todo queda lejos:
la educación,
la comida,
la vivienda.
Tan extenso es mi país
que la justicia no alcanza para todos. |
MOJA ZEMLJA, VELIKA ZEMLJA
Zivim u zemlji tako velikoj da sve je daleko:
obrazovanje,
hrana,
stanovi.
Tako je velika moja zemlja
da pravda ne stize do svakoga. |
MIEL
Unto miel sobre pan
que a mi boca llevo,
imagino el sabor de tu boca
en la vertical de mi cuerpo. |
MED
Na hleb mazem med
koji do usta primicem,
Zamisljam ukus tvojih usta
u vertikali svoga tela. |
NADA SIN TI
Nada es sin ti,
nada en la nada
mi nada perdida naufraga
sin ti.
La ola nada sobre nada
sin ti sola la ola nada. |
NISTA BEZ TEBE
Nicega nema bez tebe,
nicega u nicemu,
Moje nista izgubljeno brodolomljuje
bez tebe.
Talas plovi povrh nicega,
bez tebe pliva talas sam. |
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| Rumano, Traducere în limba română de Elena Liliana Popescu |
DESOLACION
Dios ¿dónde estás?
Acaso en la débil ala de una mariposa,
en el monótono zumbido de la abeja
o en la gaviota que roza vagamente la playa.
Te busco
en el crepúsculo vacío de invierno,
en la luz sin frontera de mis ojos,
en la melancólica sombra del ciprés.
Palpitan en mi pecho reflejos de aurora.
y no estás.
Tampoco en el alud de tatuados dolores,
en el breve escalofrío de mis párpados azules,
en la marimba interna de mi cuerpo.
Tal vez mis rezos llegaron tarde a la cita,
tal vez eres pedestal de oro inaccesible,
anzuelo en el fondo sin carnada
y yo hambriento pez en la noche del océano.
Tal vez seas omnipotente campo y yo roja hormiga.
Tal vez seas flama desprendida del sol
y yo ciego espejo incapaz de reflejarte. |
DEZOLARE
Doamne, unde eşti?
Poate în fragila aripă a unui fluture,
în zumzetul monoton al albinei
sau în pescăruşul străbate în zbor plaja.
Te caut
în asfinţitul gol al iernii,
în lumina fără hotare a ochilor mei,
în melancolia întunecată a chiparoşilor.
Palpită în pieptul meu reflectările aurorei
şi tu nu eşti.
Nici în avalanşa de dureri tatuate,
în scurtul fior al pleoapelor mele albastre,
în marimba dinăuntrul trupului meu.
Poate rugăciunile mele au ajuns târziu la întâlnire,
poate eşti un piedestal din aur de neatins,
momeală în adâncuri fără trup
şi eu peşte înfometat în noaptea oceanului.
Poate eşti câmpul atotputernic şi eu furnica roşie.
Poate că eşti flacără desprinsă din soare
iar eu o oglindă oarbă ce nu poate să te reflecte. |
COSAS DE VIEJOS
Cosas del alma
- me dijo mi madre -
dolores del alma
que sólo entendemos los viejos.
“Quisiera contarte pero
no me alcanza el recuerdo”.
Supliqué con los ojos,
y de su mano llegué
al jardín de los muertos.
”Hace ya muchos años
viví la agonía de un amor secreto,
de los que siembran cruces
e incienso en la carne.
Tengo las manos cansadas
de acariciarme en su nombre
- me dijo mi madre bajito-
de aquellas caricias
que incendiaron las noches.
Como apagada risa de niño
el dolor de perderlo inmenso fue”.
- Pero no llores- ,
me dijo mi madre;
esas son cosas del alma
qué sólo entendemos los viejos. |
DE-ALE BĂTRÂNILOR
Probleme ale sufletului
- mi-a zis mama -
dureri ale sufletului
pe care le înţelegem doar cei bătrâni.
„Aş vrea să-ţi povestesc dar
nu-mi ajunge amintirea.”
Am rugat-o cu privirea
şi cu ea de mână am ajuns
în grădina morţilor.
„Cu mulţi ani în urmă
am trăit agonia unei iubiri secrete,
din acelea care seamănă cruci
şi tămâie în carne.
Mâinile îmi sunt obosite
să mă mângâie în numele lui
-mi-a zis mama încet-
cu acele mângâieri
care aprindeau nopţile.
Ca râsul stins al unui copil
durerea că l-am pierdut a fost imensă.”
-Dar nu plânge-,
mi-a zis mama;
acestea sunt probleme ale sufletului
pe care le înţelegem doar cei bătrâni. |
SIGLO XXI
¿A qué cielo iremos a parar
cuando harta de tragar tanta sangre
bulímica la tierra a todos nos escupa?
¿A qué infierno llegaremos
cuando esta sociedad nos estrangule
y sólo queden ratas
sobre la tierra extenuada de egoísmo?
¿Bajo qué noche podremos escondernos
donde las estrellas no estén sucias
por tanta sangre derramada?
Bajo una sintética luna rodeada de negro.
Ahí..
tal vez...
volvamos encontrarnos. |
SECOLUL XXI
¿În care cer ne vom opri
când sătul de atâta sânge înghiţit
bulimicul pământ ne va scuipa pe toţi?
¿În ce infern vom ajunge
când această societate ne va sufoca
şi vor rămâne doar şoarecii
pe pământul extenuat de egoism?
¿Sub ce noapte ne vom putea ascunde
unde stelele să nu fie pătate
de atâta sânge vărsat?
Sub o lună artificială înconjurată de negru.
Acolo..
poate...
ne vom reîntâlni. |
MI PAÍS, UN GRAN PAÍS
Vivo en un país tan grande que todo queda lejos:
la educación,
la comida,
la vivienda.
Tan extenso es mi país
que la justicia no alcanza para todos. |
ŢARA MEA, O ŢARĂ MARE
Trăiesc într-o ţară atât de mare încât totul rămâne departe:
Educaţia,
hrana,
căminul.
Atât de extinsă este ţara mea
încât justiţia nu ajunge pentru toţi. |
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| Poemas traducidos al italiano por Elisabetta Lasagna |
Moradas Mariposas
Fui semilla de sol plantada en la tierra
parida por un tornado de agua
entre polvo estelar y alarido de colores.
Yo quería nacer mariposa,
águila
y que me crecieran doradas plumas,
pero nací higuera de enormes raíces
y me salieron ramas
y de las ramas hojas
y me nacieron ojos en la corteza.
De las hojas brotaron palomas,
acunaron suspiros mis rojos dedos,
mis manos abanicaron tinieblas
y probé la manzana del Edén.
Supe del sabor de la sangre,
me punzaron los huesos
y aprendí a llorar con mi sombra
y a cargar la cruz del fruto de María,
pero también probé la miel sagrada de la rosa,
la carne del cordero,
tuve sangre virgen en las venas
y entre mis piernas el jugo de Adán corrió.
Mi vientre parió moradas mariposas
que alimenté con savia pura de abeja
y me convertí en olmo
para defender los frutos
y ni sequías
ni tempestades
arrancaron mi tronco de la tierra.
Cantaron muchas primaveras con sus inviernos,
maduraron los higos y a la vida cayeron
y se olvidaron de este árbol
y desnudas quedaron mis ramas.
Dejé de ser higuera y olmo,
me crecieron alas
y en las plumas colores
y en los colores agua
y me convertí en pez-golondrina.
Mis lágrimas humedecen las escamas
y los suspiros hacen volar mis alas
cuando veo las semillas que mis frutos dieron.
Soy feliz de haber nacido higuera,
volverme olmo
y ahora ser pez-golondrina
sin nido fijo y sin cadenas.
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Farfalle di Purples
Fui seme di sole piantato nella terra,
partorita da un uragano d’acua,
tra polvere di stelle ed urla di colori.
Io volevo nasceré farfalla,
Aquila
e che mi crescessero piume dorate,
ma sono nata fico dalle enorme radici
e mi sono venuti fuori rami
e dai rami foglie
e mi sono nati occhi di corteccia.
Dalle foglie germogliarono colombe
e cullarono sospiri le mie dita rosse,
e le mie mani hanno fatto aria alle tenebre
e ho provato la mela dell’eden.
Ho conosciuto il sapore del sangue
e mi hanno punto le ossa
ed ho imparato a piangere con la mia ombra
e a portare la croce del frutto di Maria
ma ho provato anche il miele sacro della rosa
e la carne dell’angello
e ho avuto sangue vergine nelle vene
e tra la mie gambe è gocciolato il succo di Adamo.
Il mio ventre ha partorito farfalle purple
che ho nutrito con linfa pura d’ape
e mi sono trasformata in Olmo
per diferendere i fruti
e né siccità
nè tempeste
hanno divelto il mio tronco dalla terra.
Cantarono molte primavera con i loro inverni,
maturarono i fichi e caddero alla vita
e si dimenticarono di questo albero
e i mieri rami restarono nudi.
Ho smesso di esserre fico ed Olmo,
mi sono cresciute ali
e nelle piume colori
e nei colori acqua
e mi sono trasformata in pesce-rondine.
Le mie lacrime inumidiscono le squame
ed i sospiri fanno volare le mie ali
quando vedo i semi che hanno dato i mieri fruti.
Sono felice di essere nata fico,
diventare Olmo
ed ora essere pesce-rondine
senza nido fisso e senza catene. |
Palestina
¿Por donde nos vino la discordia,
el hambre, la palabra miedo?
Furia en forma de sol,
ira que estalla,
odio en el corazón humano.
¿Guerra, Padre?
¿cumpliré los seis años?
Cierra los ojos criatura,
no dejes que el odio te alcance,
silencia tu garganta,
pon una tapia a tus oídos,
no temas a lo oscuro,
que si alguien tiene que bailar con la muerte
seré yo, tu padre quien lo baile.
Tienes tú que rebasar el tiempo,
llegar a grande,
grande abrir la boca
y contar a todo el mundo
cómo se envejece a los cinco años. |
Palestina
Da dove ci è giunta la discordia,
la fame, la parola paura?
Furia in forma di sole,
ira che esplode,
odio nel cuore umnao.
Guerra Padre?
Compirò i sei anni?
Chiudi gli occhi creatura,
non lasciare che l’odio ti raggiunga,
fai tacere la tua gola,
metti un tappo alle tue orecchie,
non temerre l’oscurità,
che se qualcuno deve ballare con la morte
sarò io, tuo padre che ballarò con lei.
Tu devi oltrepassare il tempo,
diventare grande,
e aprire la tua bocca di grande
e raccontare a tutti
come si invecchia a cinque anni. |
Alas de Muerte
Metálicos graznidos, pájaros que escupen fuego
sobre soberbios edificios.
Terror, escombros, la tierra sorprendida.
Muerte, podredumbre.
Juan o Peter o Haddad
sucumbieron en atalayas de hierro
igual que Yomiko quemada en Hiroshima
o Lu-Yu de leucemia en Nagashaki,
o Yim el vietnamita mientras arroz sembraba
y su padre de ébola se consumía.
No quiero morir sometida a torturas.
ni engrosar las listas de acribillados
o como Pedro y Lupita al cruzar el Río Bravo
y menos cubierta de miseria el alma
bajo el velo del fundamentalismo.
No deseo morir como el indígena en México, Guatemala,
El Salvador o Nicaragua.
No quiero que alguno de mis hijos
muera en un avión sometido por terroristas
pero tampoco bajo uno de ellos en Afganistán,
Irak o Sarajevo, Kosovo o Puerto Rico,
ni en Corea del Norte, Panamá o Vietnam.
No quiero que la venganza sature de muerte
la existencia,
hay que erradicar el odio del corazón
y el ojo por ojo que terminara por cegar al mundo. |
Alas de Muerte
Metalliche grida rauche, uccelli che sputano fuoco
su superbi edifici.
Terrore, rottami, la terra sorpresa.
Morte, putrefazione.
Juan o Peter O Haddad
sono morti in specole di ferro
come Yomiko è stato bruciato a Hiroshima
o Lu-Yu di leukemia a Nagashaki,
o Yim il vietnamita mentre seminava riso
e suo padre si consumava per l’ebola.
Non voglio morire sotto tortura
né ingrossare l’elenco dei crivellati a colpi
o come Pedro e Lupita attraversando il Rio Bravo
e ancor meno con l’anima coperta di miseria
sotto il velo del fondamentalismo.
Non desidero morire come l’indigeno in México,
Guatemala, El Salvador o Nicaragua.
Non voglio che qualcuno dei miei figli
muoia in un aeroplano dirottato dai terroristi
ma neppure shiacciato da uno di essi in Afganistán,
Iraq o Sarajevo, Kosovo o Puerto Rico,
né in Corea del Nord, Panama o Vietnam.
Non voglio che la vendetta saturi di morte l’esistenza,
bisogna sradicare l’odio dal cuore
e l’occhio per occhio che finisse per accecare il mondo.
|
MI PAÍS, UN GRAN PAÍS
Vivo en un país tan grande que todo queda lejos:
la educación,
la comida,
la vivienda.
Tan extenso es mi país
que la justicia no alcanza para todos. |
Un paese grande
Vivo in un paese così grande che tutto è lontano
la formazione,
l'alimento,
la casa.
Così vasto è il mio paese
quella giustizia non raggiunge dopo tutti. |
Miel
Unto mil sobre pan
que a mi boca llevo
e imagino el sabor de tu boca
en la vertical de mi cuerpo.
|
Miele
Ho messo il miele su pane
quello alla mia bocca che prendo
ed immagino il sapore della mia bocca
nel verticale del mio corpo. |
Nada sin ti
Nada es sin ti,
nada en la nada
mi nada perdida naufraga
sin ti.
La ola nada sobre nada
sin ti sola la ola nada.
|
Niente senza voi
Niente è senza voi
niente nel qualche cosa,
il mio niente di perso è naufragato,
senza voi.
L'onda niente su qualche cosa
senza singolo voi l'onda niente. |
|
|
| Poemas traducidos al portugués por Paulo Rodríguez, revisión: Márcia Séptimo. |
Moradas Mariposas
Fui semilla de sol plantada en la tierra
parida por un tornado de agua
entre polvo estelar y alarido de colores.
Yo quería nacer mariposa,
águila
y que me crecieran doradas plumas,
pero nací higuera de enormes raíces
y me salieron ramas
y de las ramas hojas
y me nacieron ojos en la corteza.
De las hojas brotaron palomas,
acunaron suspiros mis rojos dedos,
mis manos abanicaron tinieblas
y probé la manzana del Edén.
Supe del sabor de la sangre,
me punzaron los huesos
y aprendí a llorar con mi sombra
y a cargar la cruz del fruto de María,
pero también probé la miel sagrada de la rosa,
la carne del cordero,
tuve sangre virgen en las venas
y entre mis piernas el jugo de Adán corrió.
Mi vientre parió moradas mariposas
que alimenté con savia pura de abeja
y me convertí en olmo
para defender los frutos
y ni sequías
ni tempestades
arrancaron mi tronco de la tierra.
Cantaron muchas primaveras con sus inviernos,
maduraron los higos y a la vida cayeron
y se olvidaron de este árbol
y desnudas quedaron mis ramas.
Dejé de ser higuera y olmo,
me crecieron alas
y en las plumas colores
y en los colores agua
y me convertí en pez-golondrina.
Mis lágrimas humedecen las escamas
y los suspiros hacen volar mis alas
cuando veo las semillas que mis frutos dieron.
Soy feliz de haber nacido higuera,
volverme olmo
y ahora ser pez-golondrina
sin nido fijo y sin cadenas.
|
Amoradas Borboletas
Fui semente do sol plantada na terra,
parida por um tornado de água,
entre pó estelar e alarido de cores.
Eu queria nascer borboleta,
águia
e que crescessem-me douradas plumas,
mais nasci figueira de enormes raízes
e saíram-me ramas
e das ramas folhas
e nasceram-me olhos na cortiça.
Das folhas brotaram palomas
e meus dedos vermelhos embalaram suspiros
e minhas mãos abanaram trevas
e provei a maçã do Edén.
Soube do sabor do sangue
e me espetaram os os ossos
e apreendi a chorar com minha sombra
e a carregar a cruz do fruto de Maria
mas também provei do mel sagrado da rosa
e a carne do cordeiro
e tive sangue virgen nas veias
e entre minhas pernas o succo de Adão escorreu-se.
Meu ventre pariu amoradas borboletas
que alimentei com seiva pura de abelha
e converti-me em olmo
para defender os frutos
e nem secas
nem tempestades
arrancaram meu tronco da terra.
Cantaram muitas primaveras com seus invernos,
maduraram os figos e na vida caíram
e esqueceram desta árvore
e desnudas ficaram minhas ramas.
Deixei de ser figuera e olmo,
cresceram-me asas
e nas plumas cores
e nas cores água
e converti-me em peixe-andorinha.
Minhas lágrimas umedecem as escamas
e os suspiros fazen voar minhas asas
cuando vejo as sementes que nasceram dos meus frutos.
Sou feliz de ter nascido figueira
voltar-me olmos
e agora ser peixe-andorihna
sem ninho fixo e sem correntes.
|
Cortesana
Soy la mujer que duerme en la jaula con los leones
al ponerse el sol.
Carne cruda como de sus pestilentes fauces
lamo sus recovecos denigrantes
y sin importarles,
prueban cada mes mi sangre.
Me he dejado ultrajar por conveniencia,
soy mansa por una retribución,
Abro mis posiciones
para conseguir prodigios mayores,
mejores pagas.
Todas las noches meto al sol en mi cama
y caliento deshilachados cuerpos.
A veces suplico ternura desde el fondo de mi alma,
desde el encierro de mi jaula
repleta de vacíos inconmensurables,
pero ellos no escuchan.
El mundo me desprecia,
yo lo ignoro.
Vivo para alimentar a las bestias
con mi carne,
soy libre de volar si quisiera,
de escapar,
mas no tengo a donde ir...
Pertenezco a esta jaula.
|
Cortesã
Sou a mulher que dorme na jaula com os leões
no ocaso.
Carne crua como dos seus pestilentes fauces
lambo seus atalhos denigrantes
e sem importar, provam cada mês meu sangue.
Deixei-me ultrajar por conveniência
sou dócil por uma retribuição.
Abro minhas posições
para conseguir prodígios maiores,
melhores pagos.
Todas as noites coloco a sol em ninha cama,
e aqueço desfiados corpos.
Ás vezes suplico ternura desde o fundo de minha alma,
desde o encerramento da minha jaula
repleta de vazios incomensuráveis,
mais eles não escutam.
O mundo desprecia-me,
eu o ignoro.
Vivo para alimentar as feras
com minha carne,
sou livre para voar se quiser,
escapar,
mas tenho aonde ir...
Pertenço a esta jaula.
|
Palestina
Por onde nos veio a discórdia?
a fome, a plavra medo?
Fúria em forma de sol,
ira que estala,
ódio no coração humano.
Guerra, Pai
cumprirei os seis anos?
Fecha os olhos criatura,
não deixes que o ódio te alcance,
silencia tua garganta,
constrói uma muralha em teus ouvidos,
não temas ao escuro,
se alguém tem que dançar com a morte
serei eu, teu pai quem irá dançar.
Tens que superar o tempo,
chegar a grande,
grande abrir a boca,
e contar a todo o mundo,
como se envelhece aos cinco anos. |
Palestina
¿Por donde nos vino la discordia,
el hambre, la palabra miedo?
Furia en forma de sol,
ira que estalla,
odio en el corazón humano.
¿Guerra, Padre?
¿cumpliré los seis años?
Cierra los ojos criatura,
no dejes que el odio te alcance,
silencia tu garganta,
pon una tapia a tus oídos,
no temas a lo oscuro,
que si alguien tiene que bailar con la muerte
seré yo, tu padre quien lo baile.
Tienes tú que rebasar el tiempo,
llegar a grande,
grande abrir la boca
y contar a todo el mundo
cómo se envejece a los cinco años.
|
MI PAÍS, UN GRAN PAÍS
Vivo en un país tan grande que todo queda lejos:
la educación,
la comida,
la vivienda.
Tan extenso es mi país
que la justicia no alcanza para todos. |
Um grande país
Moro num país tão grande que tudo fica longe
a educação,
a comida,
a moradia.
Tão grande é num país
que a justiça não chega para todos. |
Aí, onde
Na branda cavidade do meu corpo
ardes.
No espaço onde impera a noite
tremes.
Nas sombras onde os dementes pedem clemência
ajoelhas-te.
Na profundidade do sonho roto
apareces.
Em nome do Mestre que chegou para salvar-nos
imploras.
Aí, onde o esquecimiento chega em pedaços
palpitas.
Aí, onde tua memória não tem sossego
existo.
Aí, onde a alma absorta nos abraça um com o outro
jazemos juntos.
Aí, onde meu coração oprime antes que o pranto chegue,
e envergonha-me
desconheço-te.
Aí, onde meu delgado silêncio te interroga,
perdôo-te.
|
Ahí, dónde
En la blanda cavidad de mi cuerpo
ardes.
En el espacio donde impera la noche
tiemblas.
En las sombras donde los dementes clemencia piden
te arrodillas.
En la profundidad del sueño roto
apareces.
En nombre del Maestro que llegó a salvarnos
imploras.
Ahí, donde el olvido a jirones llega
palpitas.
Ahí, donde tu memoria no tiene sosiego
existo.
Ahí donde el alma absorta se ciñe uno a uno
yacemos juntos.
Ahí donde mi corazón oprimo antes de que el llanto llegue
y me avergüence
te desconozco.
Ahí, donde mi delgado silencio te interroga,
te perdono. |
Nacida Muerta
El corazón por fuera.
Me acurruco en las noches con mi sombra,
duermo entre quejidos muertos,
inútilmente imagino despertar
embriagada por los pétalos de tu boca.
¡¿Porqué no fui piedra,
árbol,
tumulto de olas,
sangre que fluye en otro cuerpo?
Sin ondularme a la cavidad de tu silueta
consumo mi vida esperando las migajas,
todos los días me arrepiento
de buscarme en tus ojos,
Imán de tu nerviosa lengua,
me arrepiento de extrañar tus besos,
el fragor de tu sexo.
Duro,
insensible,
indiferente,
¿Porqué no fui hombre como tú?
¡¿Porqué no nací muerta
para poder olvidarte
cuando tanto te amo?! |
Nacida morta
O coraçao por fora.
Aninho-me nas noites com minha sombra,
durmo entre gemidos mortos,
inutilmente imagino despertar
embriagada pelas pètalas da tua boca.
Porque não fui pedra?
árvore,
tumulto de ondas,
sangue que flui em outro corpo?
Sem ondular-me à cavidade da tua silhueta
consumo minha vida esperando as migalhas,
todos os dias arrependo
de me procurar nos teus olhos.
Ímã da tua nervosa língua,
arrependo-me de estranhar teus beijos,
o fragor de teu sexo.
Duro,
insensível,
indiferente,
porque não foi homem como tu?
Porqué não nasci morta
para te esquecer
quando te amo tanto? |
Topo
Atada,
presa,
Convicta do teu desejo
ajusto-me à cintura
a doçura dos teus viejos.
Milagroso como ave noturna
sobre meus lençóis vermelhos
cantas ao amante da lua os desígnios da noite.
Submete meu corpo engrenagens,
pouco a pouco chegas até meu topo
abrindo caminho com teus làbios de seda.
Avanças…
brilha um raio de luz na minha escuridão.
Cedo...
Ostento como troféu em meu púbis
a tataugem de tua boca
teu prodígio de bronze,
diluo-me no ardor da tua chuva
e juntos voltamos água.
|
Cumbre
Atada,
presa,
convicta de tu anhelo
me ajusto a la cintura
la dulzura de tus besos.
Milagroso como ave nocturna
sobre mis sábanas rojas
cantas al filo de la noche los designios de la luna.
Sometes mi cuerpo a dentelladas,
poco a poco llegas hasta mi cumbre
abriendo camino con tus labios de seda.
Avanzas...
brilla un rayo de luz en mi penumbra.
Cedo...
ostento como trofeo en mi pubis
el tatuaje de tu boca.
tu prodigio de bronce,
me diluyo en el ardor de tu lluvia
y juntos nos volvemos agua.
|
|
|
| Poemas traducidos al Catalán por Pere Bessó |
UN GRAN PAÍS
Vivo en un país tan grande que todo queda lejos
la educación,
la comida,
la vivienda.
Tan extenso es mi país
que la justicia no alcanza para todos.º |
UN GRAN PAÍS
Visc en un país tan gran que tot resta lluny
l’educació,
el menjar,
la vivenda.
Tan extens és el meu país
que la justícia no ateny a tots. |
MIEL
Unto miel sobre pan
que a mi boca llevo,
imagino el sabor de tu boca
en la vertical de mi cuerpo. |
MEL
Unte mel damunt del pa
que a la meua boca duc,
imagine el sabor de la teua boca
en la vertical del meu cos. |
DE MI TRONCO LA RAMA
De mi tronco la rama,
de mi plumaje alas,
abandona el nido,
emprende el vuelo,
alto vuela,
rebasa la espuma de los árboles,
nada detenga tu búsqueda.
Yo estaré escondida entre el follaje
por si lágrimas hubiera,
sufrimiento,
muy pesado el equipaje.
Ramas son lo que me sobra
para acunarte si te caes.
|
DE LA MEUA SOCA LA BRANCA
De la meua soca la branca,
del meu plomatge ales,
abandona el niu,
mamprén el vol,
vola alt,
excedeix l’espuma dels arbres,
res no detinga la teua recerca.
Jo estaré amagada enmig del fullatge
per si llàgrimes hi hagués,
sofriment,
tan pesat l’equipatge.
Branques són allò que em sobra
per a bressolar-te si et caus. |
AZUL
Mi amor es azul:
Azul de mar y azul de cielo.
Azul del oleaje que cubre tus playas,
de peces azules que vagan tranquilos
o de mares profundos de inmensos vacíos.
Azul de la flama que incendia las noches,
o azul de los mares cubiertos de nieve.
Azul delirante de intensas caricias
o azul del amor que temprano agoniza
esperando la dicha de tu cuerpo ondulante. |
BLAU
El meu amor és blau:
Blau de mar i blau de cel.
Blau de les onades que cobreix les teues platges,
de peixos blaus que vagaregen tranquils
o de mars pregons d’immensos buits.
Blau de la flama que incendia les nits,
O blau dels mars coberts de neu.
Blau delirant d’intenses carícies
o blau de l’amor que de bon matí agonitza
esperant la joia del teu cos ondulant. |
TERRA NOVA
¿Qué hay detrás de tu silencio?
¿Dónde quedó el mapa de los encuentros?
Bajo la sombra cobijo el primer beso,
Sentada
y luego
aquí metida en tus olores,
dentro de la dicha del correr del tiempo
transporto tu efluvio hasta mi lecho.
Ahora aborrezco Mi / Tu cuerpo
mi dolor una vez,
mis celos otras veces,
mi dicha de un momento,
aquí, en este infierno consumida,
regreso sin regreso
y sentada bajo la sombra cobijo el último beso. |
TERRA NOVA
Què hi ha darrere del teu silenci?
On quedà el mapa dels encontres?
Sota l’ombra aixoplugue el primer bes,
asseguda
i en acabant
ací ficada als teus olors,
dins de la joia del curs del temps
transporte el teu efluvi fins al meu llit.
Ara avorresc El meu/ El teu cos
el meu dolor una volta,
els meus zels altres voltes,
la meua joia d’un moment,
ací, en aquest infern consumida,
torne sense retorn
i asseguda sota l’ombra aixoplugue el darrer bes. |
CINISMO
¿Remordimientos yo?
Qué va.
Si para dormir exhausta
cuento mis pecados cotidianos
en vez de borreguitos negros.
Con el roce de tus labios,
con mis ganas de vivir me atraganto,
con las escamas de tu lengua,
entre mis recuerdos y tu olvido,
entre tus muslos y los míos,
entre mi edad madura
y tus ojos de niño
voy al sueño. |
CINISME
¿Penediments, jo?
De cap manera.
Si per a dormir exhausta
compte els meus pecats quotidians
en comptes de borreguets negres.
Amb el frec dels teus llavis,
amb les meues ganes de viure me’ennuegue,
amb les escates de la teua llengua,
entre els meus records i el teu oblit,
entre les teues cuixes i les meues,
entre la meua edat madura
i els teus ulls d’infant
vaig al somni.
|
ARPA DE SOMBRA
Sólo asido al cántico del alma
el amor permanece.
Como fuego arde en la cumbre,
mas nunca en vino añejo se convierte
porque es arpa de sombra y lumbre.
|
ARPA D'OMBRA
Només agafat al càntic de l’ànima
l’amor resta.
Com foc crema al cimal,
però mai es fa vi anyós,
perquè és arpa d’ombra i llum. |
MURMULLO DE AGUA
Hoy escribí tu nombre bajo la almohada
y no me sentí sola.
Eres presencia bienhechora,
ramas de lluvia en el recuerdo,
lágrima acunada en el latir del agua. |
REMOR D’AIGUA
Hui escriví el teu nom sota el coixí
i no em sentí a soles.
Ets presència benefactora,
rames de pluja en el record,
llàgrima bressolada al batec de l’aigua.
|
COLOR AL VIENTO
I
Hoy recordé aquel beso de enero
que hizo que la luna durmiera en mi boca.
II
Todavía palpitan tus enhebradas caricias
ovalando el silencio de mi cuerpo.
III
Sólo el cielo crece en el fondo de tus ojos.
VI
Buscando el color del viento
encontré un arco iris de amor en tu cuerpo.
|
COLOR AL VENT
I
Hui recordí aquell bes de gener
que feu que la lluna s’adormís a la meua boca.
II
Encara bateguen les teues carícies enfilades
ovalant el silenci del meu cos.
III
Només el cel creix al fons dels teus ulls.
VI
Cercant el color del vent
trobí un arc de sant Martí d’amor al teu cos.
|
|
|
| Traducción al ruso por Nicholas Lutsenko |
БОЛЬШАЯ СТРАНА
Живо в настолько большой стране что все далеко
образование,
подавать
дом
Настолько обширно это будет моей страной
то правосудие не достигает после всех |
UN GRAN PAÍS
Vivo en un país tan grande que todo queda lejos
La educación
la comida
la vivienda.
Tan extenso es mi país
que la justicia no alcanza para todos. |
ВСЕ, КОТОР Я ИМЕЮ ПОЛЮБИЛИ ИХ
Я замечаю к вам то когда плашки
они ищут мои золы
разбросано в ветер
они вспомнят красный цвет глубокое один из моих поцелуев
и голубое одно повернуло вокруг моих морей.
Они возвратят к пляжу удовлетворяемых волн
где моя кожа застонала в своих телах,
они ищут в каждое одном из моих стихотворений
и в безмолвии они крикнут мое имя перед зеркалом.
Все я полюбил их эти же:
Мне никогда не были нужны остальные или больше легкй,
все имели их место и свое время
Я всегда соткал океаны нежности
с резьбами ласок в каждой встрече.
Жизнь случается и дождь будет продолжаться упасть
но day to day я вспомню каждое имя,
каждая сторона, torso, руки, рот,
«Я хочу» и goodbyes к вам.
Настолько сегодня ваше treason не рушится к мне,
сегодня влюбленность зафиксировала до своих paupers;
все будет совершенно,
вы придете пахнущ к свежей,
хорошее платье,
приказанные волосы,
Я расцелую ваши губы
и в ваших губах… Я обещаю к вам
Я вспомню все рти я целовал. |
A TODOS LOS HE AMADO
Te advierto que cuando muera
ellos buscarán mis cenizas
esparcidas en el viento,
recordarán el rojo profundo de mis besos
y el azul revuelto de mis mares.
Volverán a la playa de olas satisfechas
donde mi piel gemía en sus cuerpos,
se buscarán en cada uno de mis poemas
y en silencio gritarán mi nombre ante el espejo.
A todos los amé por igual:
nunca necesité descanso o más pulmones,
todos tuvieron su sitio y su tiempo
siempre tejí océanos de ternura
con hilos de caricias en cada encuentro.
La vida pasa y la lluvia seguirá cayendo
mas día a día recordaré cada nombre,
cada rostro, torso, manos, boca,
los “te quiero” y las despedidas.
Así que hoy tu traición no me derrumba,
hoy el amor encerró a sus mendigos;
todo será perfecto,
tú vendrás oliendo a fresco,
bien vestido,
cabello en orden;
yo besaré tus labios
y en tus labios... te prometo
recordaré todos las bocas que he besado.
|
НИЧЕГО БЕЗ ВАС
ничего без вас,
ничего в что-нибыдь
мое потерянное ничего shipwrecked
без вас.
Волна ничего на что-нибыдь
без одиночной вы волна ничего.
|
NADA SIN TI
Nada es sin ti,
nada en la nada
mi nada perdida naufraga
sin ti.
La ola nada sobre nada
sin ti sola la ola nada. |
ОНО НИКОГДА НЕ ДЕМОНСТРИРУЕТ
мою кожу будет окруженной границей
ни штилевой галактикой
ни exodus wanderers…
Это будет пламенем восходит,
ваша
кожа в blazes спускает и asphyxiates.
Наши танцуя красные языки
тело вниз свернет
до изнемогать
к прожорливым ласкам. |
EVIDENCIA
Mi piel nunca será cercada frontera
ni apacible galaxia
ni éxodo de golondrinas...
Será flama que asciende,
desciende
y asfixie tu piel en llamaradas.
Nuestras danzantes lenguas rojas
cuerpo abajo rodarán
hasta sucumbir
a voraces caricias. |
|
|
| Traducción al sueco por María Kallin |
Un gran país.
Vivo en un país tan grande que todo queda lejos
la educación,
la comida,
la vivienda.
Tan extenso es mi país
que la justicia no alcanza para todos. |
Ett stort land
Vid liv i ett så stort land att allt är avlägset,
skolar,
maten,
hus.
Så omfattande är det mitt land
den rättvisa når inte efter alla. |
CORTESANA
Soy la mujer que duerme en la jaula con los leones
al ponerse el sol.
Carne cruda como de sus pestilentes fauces
lamo sus recovecos denigrantes
y sin importarles,
prueban cada mes mi sangre.
Me he dejado ultrajar por conveniencia,
soy mansa por una retribución,
Abro mis posiciones
para conseguir prodigios mayores,
mejores pagas.
Todas las noches meto al sol en mi cama
y caliento deshilachados cuerpos.
A veces suplico ternura desde el fondo de mi alma,
desde el encierro de mi jaula
repleta de vacíos inconmensurables,
pero ellos no escuchan.
El mundo me desprecia,
yo lo ignoro.
Vivo para alimentar a las bestias
con mi carne,
soy libre de volar si quisiera,
de escapar,
mas no tengo a donde ir...
Pertenezco a esta jaula. |
Kurtisaner
Förmiddag I kvinnan som till duer till mig i buren
med lionsna, när sätta sunen.
rå meatnågot liknande av dess pestilentesfauces,
Jag slickar dess förnedra vänd,
och utan att betyda till dem,
bevisar de varje månad mitt blod.
Jag har tillåtet att ultrajen till mig vid bekvämlighet
Förmiddag som I är tam vid en återbetalning
Jag öppnar mitt placerar för att erhålla mer stor underbarn
bättre betalningar.
Alla på nätterna satte jag till sunen i min sang
och jag värmer förstört upp förkroppsligar
ibland suplicomjukhet från fonde av min soul
från fångenskapen av min bur
fyllt med jättelika emptinesses,
men de lyssnar inte.
Världen föraktar till mig
Jag ignorerar det.
Vid liv att mata fäna med min meat
Förmiddag I fritt som flyger, om den önskade
till flykten
men jag inte måste var att gå
Jag tillhörde denna bur. |
Imagen cotidiana
Este desánimo eterno y pegajoso,
esta intransigente búsqueda perfecta de ti.
Ya no hay lunes malhumorados
ni eufóricos viernes
ni domingos depresivos.
Ni siquiera soy simétrica como los miércoles
ni me parezco al aburrido jueves,
ni al martes sin embargo.
Debería inventar otros nombres a los días,
restarle semanas a los meses,
abolir las tardes de lectura,
los arrumacos en los parques
de parejas clandestinas.
Abolir nuestra imagen cotidiana,
tal vez regresaría el ánimo de continuar aquí. |
Avbilda Dagligen
Denna downheart evigt och klibbigt
detta intransigentesökande göra perfekt av dig.
Ej längre där dåliga-blandas Måndagar
nor euphoric fredagar
nor deprimerande söndagar
Inte ens symmetriska lika onsdagar för förmiddag I
nor jag ser jag själv lik tråkig torsdag,
nor till tisdagen ändå.
Det skulle måste att uppfinna annat namnger till dagarna,
att förminska veckor till honom till månaderna,
att avskaffa eftermiddagarna av läsning,
arrumacosna i parkerar
av hemligt parar.
För att avskaffa vår dagstidning avbilda,
kanske skulle anden retur för att fortsätta här. |
|
|
| Traducción al sueco por María Kallin |
Un gran país.
Vivo en un país tan grande que todo queda lejos
la educación,
la comida,
la vivienda.
Tan extenso es mi país
que la justicia no alcanza para todos. |
Ett stort land
Vid liv i ett så stort land att allt är avlägset,
skolar,
maten,
hus.
Så omfattande är det mitt land
den rättvisa når inte efter alla. |
CORTESANA
Soy la mujer que duerme en la jaula con los leones
al ponerse el sol.
Carne cruda como de sus pestilentes fauces
lamo sus recovecos denigrantes
y sin importarles,
prueban cada mes mi sangre.
Me he dejado ultrajar por conveniencia,
soy mansa por una retribución,
Abro mis posiciones
para conseguir prodigios mayores,
mejores pagas.
Todas las noches meto al sol en mi cama
y caliento deshilachados cuerpos.
A veces suplico ternura desde el fondo de mi alma,
desde el encierro de mi jaula
repleta de vacíos inconmensurables,
pero ellos no escuchan.
El mundo me desprecia,
yo lo ignoro.
Vivo para alimentar a las bestias
con mi carne,
soy libre de volar si quisiera,
de escapar,
mas no tengo a donde ir...
Pertenezco a esta jaula. |
Kurtisaner
Förmiddag I kvinnan som till duer till mig i buren
med lionsna, när sätta sunen.
rå meatnågot liknande av dess pestilentesfauces,
Jag slickar dess förnedra vänd,
och utan att betyda till dem,
bevisar de varje månad mitt blod.
Jag har tillåtet att ultrajen till mig vid bekvämlighet
Förmiddag som I är tam vid en återbetalning
Jag öppnar mitt placerar för att erhålla mer stor underbarn
bättre betalningar.
Alla på nätterna satte jag till sunen i min sang
och jag värmer förstört upp förkroppsligar
ibland suplicomjukhet från fonde av min soul
från fångenskapen av min bur
fyllt med jättelika emptinesses,
men de lyssnar inte.
Världen föraktar till mig
Jag ignorerar det.
Vid liv att mata fäna med min meat
Förmiddag I fritt som flyger, om den önskade
till flykten
men jag inte måste var att gå
Jag tillhörde denna bur. |
Imagen cotidiana
Este desánimo eterno y pegajoso,
esta intransigente búsqueda perfecta de ti.
Ya no hay lunes malhumorados
ni eufóricos viernes
ni domingos depresivos.
Ni siquiera soy simétrica como los miércoles
ni me parezco al aburrido jueves,
ni al martes sin embargo.
Debería inventar otros nombres a los días,
restarle semanas a los meses,
abolir las tardes de lectura,
los arrumacos en los parques
de parejas clandestinas.
Abolir nuestra imagen cotidiana,
tal vez regresaría el ánimo de continuar aquí. |
Avbilda Dagligen
Denna downheart evigt och klibbigt
detta intransigentesökande göra perfekt av dig.
Ej längre där dåliga-blandas Måndagar
nor euphoric fredagar
nor deprimerande söndagar
Inte ens symmetriska lika onsdagar för förmiddag I
nor jag ser jag själv lik tråkig torsdag,
nor till tisdagen ändå.
Det skulle måste att uppfinna annat namnger till dagarna,
att förminska veckor till honom till månaderna,
att avskaffa eftermiddagarna av läsning,
arrumacosna i parkerar
av hemligt parar.
För att avskaffa vår dagstidning avbilda,
kanske skulle anden retur för att fortsätta här. |
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| Traducción al holandes |
Un gran país.
Vivo en un país tan grande que todo queda lejos
la educación,
la comida,
la vivienda.
Tan extenso es mi país
que la justicia no alcanza para todos. |
EEN GROOT LAND
Ik leef in een land dat zo groot is dat alles ver blijft de opvoeding, het eten, het wonen Zo uitgestrekt is mijn land dat de gerechtigheid niet volstaat voor iedereen. |
CORTESANA
Soy la mujer que duerme en la jaula con los leones
al ponerse el sol.
Carne cruda como de sus pestilentes fauces
lamo sus recovecos denigrantes
y sin importarles,
prueban cada mes mi sangre.
Me he dejado ultrajar por conveniencia,
soy mansa por una retribución,
Abro mis posiciones
para conseguir prodigios mayores,
mejores pagas.
Todas las noches meto al sol en mi cama
y caliento deshilachados cuerpos.
A veces suplico ternura desde el fondo de mi alma,
desde el encierro de mi jaula
repleta de vacíos inconmensurables,
pero ellos no escuchan.
El mundo me desprecia,
yo lo ignoro.
Vivo para alimentar a las bestias
con mi carne,
soy libre de volar si quisiera,
de escapar,
mas no tengo a donde ir...
Pertenezco a esta jaula. |
COURTISANE
Ik ben de vrouw die in de kooi met de leeuwen slaapt bij het ondergaan van de zon. Rauw vlees zoals van hun verpestende muilen lik ik hun vernederende verborgen plekken en zonder dat het ze kan schelen proeven ze elke maand mijn bloed.
Ik heb me laten misbruiken voor het profijt, ik ben gewillig tegen betaling, open mijn standen om grotere wonderen te bereiken, beter loon.
Elke nacht stop ik de zon in mijn bed en verwarm uitgerafelde lijven.
Soms smeek ik om tederheid uit de grond van mijn ziel, uit de omheining van mijn kooi vol onafzienbare leegten, maar zij luisteren niet.
De wereld veracht mij, ik negeer hem. Ik leef om de beesten te voeden met mijn vlees, ik ben vrij om te vliegen als ik wil, om te ontsnappen, maar ik weet niet waarheen... Aan deze kooi behoor ik toe. |
Letanía
Benditas las mujeres que protegen el fruto de su vientre asumiendo la parábola de su belleza bajo un delantal, aquellas que lavan su rostro con el manto de la rutina y aprenden a alzar la voz, aunque sólo se tenga la voz.
Benditas las mujeres que arrastran la cruz de impuras regando su futuro con lágrimas de ausencias que encuentran purificación en el agua de cualquier río
y tejen amores dispersos en el manar del tiempo.
Benditas las mujeres que se enamoran, las hechiceras de la noche,
las que comparten el fuego de las bodas del cuerpo en la consagración de la piel.
Benditas las que gritan lo que el corazón profesa las que escuchan y las que imponen su palabra también las que callan su verdadera pasión
sobreviviendo como agua estancada y triste.
Benditas las que enfrentan el nido vacío reviviendo cada noche el éxodo desde su origen.
Benditas las que son tormenta, río sin cauce, a las que llaman locas, revoltosas, liberadas, feministas,
y son capaces de atropellar al viento con una mirada
Benditas las hembras con fracturas y fragmentos
Benditas Nosotras, matriz del universo.
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Avbilda Dagligen
Gezegend de vrouwen, die de vrucht van hun buik verdedigen
door de parabel van hun schoonheid op te nemen onder een voorschoot,
zij die hun gezicht wassen met de mantel van de routine
en hun stem leren verheffen, al bezitten ze alleen maar hun stem.
Gezegend de vrouwen die het kruis van de onzuiveren meeslepen
terwijl ze hun toekomst besproeien met tranen van afwezigheid,
die loutering vinden in het water van gelijk welke rivier
en verspreide liefdes weven in het vloeien van de tijd.
Gezegend de vrouwen die verliefd worden,
de tovenaressen van de nacht,
zij die het vuur van het lichaamshuwelijk meedelen
in de inzegening van de huid.
Gezegend zij die schreeuwen dat het hart onderwijst
zij die luisteren en zij die hun woord opdringen
evenals zij die hun ware hartstocht verzwijgen
om te overleven als stilstaand en droevig water.
Gezegend zij die het lege nest trotseren
en elke nacht de exodus van zijn begin af herleven.
Gezegend zij die storm zijn, rivier zonder bedding,
zij die gekkinnen worden genoemd, oproerkraaisters,
geëmancipeerden, feministes,
en die in staat zijn om met een oogopslag de wind van zijn stuk te brengen.
Gezegend de vrouwmensen met breuken en stukken
Gezegend Wij Vrouwen, baarmoeder van het heelal. |
ORACIÓN
Padre Nuestro que estás en los Cielos
voltea los ojos hacia tus pies
y mira qué está pasando con nosotros
en la Tierra.
No queremos poner más las rodillas en el suelo
ni recitar a coro porque nos llegue tu reino.
Lo necesitamos ahora en el corazón del hombre
para no destruirnos los unos a los otros.
Ya no sabemos si ésta es tu voluntad
lo que quieres que se haga
en la tierra como en el cielo.
¿Los ángeles exterminan a sus semejantes?
¿Somos reflejo de la parte superior del infierno?
Necesitamos más que un pedazo de pan sobre la mesa...
debemos aprender a perdonarnos los unos a los otros
la ofensa de haber nacido
distintos en posición social, raza y credo.
Uit: Moradas Mariposas, 2002
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GEBED
Onze Vader die in de Hemel zijt
keer uw ogen naar uw voeten
en zie wat er met ons aan het gebeuren is
op Aarde.
We houden er niet meer van om neer te knielen
of om in koor op te dreunen dat uw rijk kome.
Nu hebben we het nodig in het hart van de mens
dat we elkaar niet vernietigen.
We weten niet eens of dat je wil is
wat je graag hebt dat er gebeurt
op aarde zoals in de hemel.
Roeien de engelen hun soortgenoten uit?
Zijn wij de weerspiegeling van het bovenste deel van de hel?
Wij hebben meer nodig dan een stuk brood op tafel...
We moeten leren elkaar de belediging
te vergeven verschillend geboren te zijn
in sociale stand, in ras en in geloof.
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MORADAS MARIPOSAS
Fui semilla de sol plantada en la tierra
parida por un tornado de agua
entre polvo estelar y alarido de colores.
Yo quería nacer mariposa,
águila
y que me crecieran doradas plumas,
pero nací higuera de enormes raíces
y me salieron ramas
y de las ramas hojas
y me nacieron ojos en la corteza.
De las hojas brotaron palomas
y acunaron suspiros mis rojos dedos,
y mis manos abanicaron tinieblas
y probé la manzana del Edén.
Supe del sabor de la sangre
y me punzaron los huesos
y aprendí a llorar con mi sombra
y a cargar la cruz del fruto de María,
pero también probé la miel sagrada de la rosa
y la carne del cordero
y tuve sangre virgen en las venas
y entre mis piernas el jugo de Adán corrió.
Mi vientre parió moradas mariposas
que alimenté con savia pura de abeja
y me convertí en olmo
para defender los frutos
y ni sequías
ni tempestades
arrancaron mi tronco de la tierra.
Cantaron muchas primaveras con sus inviernos,
maduraron los higos y a la vida cayeron
y se olvidaron de este árbol
y desnudas quedaron mis ramas.
Dejé de ser higuera y olmo,
me crecieron alas
y en las plumas colores
y en los colores agua
y me convertí en pez-golondrina.
Mis lágrimas humedecen las escamas
y los suspiros hacen volar mis alas
cuando veo las semillas que mis frutos dieron.
Soy feliz de haber nacido higuera,
volverme olmo
y ahora ser pez-golondrina
sin nido fijo y sin cadenas.
Uit: Moradas Mariposas, 2002
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PAARSE VLINDERS
Ik was een zonnezaadje in de grond geplant
voortgebracht door een waterwervelstorm
tussen het stof van sterren en gekrijs van kleuren.
Ik wou vlinder worden geboren,
arend,
en ik zou goudkleurige pluimen krijgen,
maar ik werd als vijgenboom geboren met enorme wortels
en mij ontsproten takken
en aan de takken blaren
en er ontstonden ogen in mijn schors.
Uit de bladeren botten duiven
en mijn rode vingers wiegden zuchten
en mijn handen wuifden duisternis
en ik proefde de appel van Eden.
Ik hoorde over de smaak van het bloed
en ze doorboorden mijn beenderen
en ik leerde huilen met mijn schaduw
en het kruis dragen van de vrucht van Maria,
maar ook proefde ik de heilige honing van de roos
en het vlees van het lam
en ik had maagdenbloed in mijn aders
en tussen mijn benen liep het vocht van Adam.
Mijn buik baarde paarse vlinders
die ik voedde met zuiver bijensap
en ik veranderde in iep
om de vruchten te verdedigen
en droogten
noch stormen
rukten mijn stam uit de grond.
Er zongen vele lentes met hun winters,
de vijgen rijpten en vielen op het leven
en ze vergaten deze boom
en kaal bleven mijn takken.
Ik hield op vijgenboom en iep te zijn,
ik kreeg vleugels
en op de vleugels kleuren
en op de kleuren water
en ik veranderde in zwaluw-vis.
Mijn tranen bevochtigen de schubben
en mijn zuchten doen mijn vleugels vliegen
wanneer ik de zaden zie die mijn vruchten gaven.
Ik ben gelukkig als vijgenboom te zijn geboren,
iep te worden
en nu zwaluw-vis te zijn
zonder vast nest en zonder ketens.
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ASUNTOS DE COCINA
Para abrir apetito...
apagar el televisor y dar paso a la luna llena,
incluir constelaciones y tres nuevos planetas,
dos copas de champagne, duraznos y un ombligo,
amasar 50 grs. de pasión con una pizquita de ojos,
hervir dos tazas de saliva fresca en la boca,
y escuchar el bullicio de tus manos
haciendo ensalada entre mis piernas.
Como plato fuerte...
media cucharadita de suspiros a ritmo de salsa,
500 gramos de besos envueltos en piel tostada,
un kilo de "te amo" con dos cucharadas de caricias,
y 2 kilómetros de crujir de muslos en su punto.
Mezclar todo y beberlo en días de arco iris
eso hará que nunca terminen nuestros sueños.
Uit: Nostalgia de Vida, 2005
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KEUKENKWESTIES
Om de honger te scherpen...
de tv uitschakelen en voorgang geven aan de volle maan,
sterrenbeelden en drie nieuwe planeten bijvoegen,
twee glazen champagne, perziken en een navel,
50 gr hartstocht kneden met een sprankje ogen,
twee koppen vers speeksel koken in je mond
en luisteren naar de herrie van je handen
die tussen mijn benen een slaatje bereiden.
Als hoofdschotel...
een half lepeltje zuchten op het tempo van de saus,
500 grammen zoenen in geroosterde huid gewikkeld,
een kilo "ik hou van je" met twee lepels liefkozingen
en 2 kilometer gekreun van dijen op hun best.
Alles mengen en opdrinken op regenboogdagen
zal ervoor zorgen dat onze dromen nooit eindigen. |
EL PATIO TRASERO
"Tan lejos de Dios y tan cerca
de los Estados Unidos"
Porfirio Díaz
Nunca lo supe pero ahora dicen que nací en un patio trasero
más viejo, más antiguo que los árboles más altos del norte
con más historia que la siniestra casa blanca de enfrente.
Aquí la hierba se cultiva con indigno y contento desorden
para que allá la consuman y disimulen sus conciencias
mientras sus hijos empuñan armas en los colegios
y sus padres empuñan armas en los mercados,
mientras las madres pintan de sal las bolsas negras
y el amo de casa practica golf cada mañana.
Vivimos en el patio trasero más grande del mundo
pero no conocemos el miedo del ántrax
ni el detector de metales para niños,
ni el miedo silenciado con drogas militares
ni arco iris de alarmas sonando en la noche
ni los aviones, mortíferas aves, son escoltadas por Rambos.
En nuestro patio trasero crece el maíz sin pesticidas
los huevos son de gallo y de gallina,
las vacas engordan con forraje y no con las hormonas.
Poseemos flores, remedios, recursos naturales
y un sin fin de tradicionales comidas:
mole, arepas, asados, moros con cristianos, cara pulcra,
postres de frutas frescas y frutas cubiertas de azúcar,
dulces de coco, de leche, membrillo, guayaba...
Y uno que otro McDonald’s.
Hay rosas, claveles, azucenas, gladiolos,
hortensias, margaritas y para los novios: azares;
Y en años pasados la bella amapola que ahora es prohibida
porque el amo del norte la usa para hacer drogas finas.
Tenemos ríos, lagos, mares de verdes y azules tonalidades,
playas de arena dorada, blanca y morena.
Volcanes, bahías, ensenadas, cascadas, desiertos,
ojos de agua, cenotes, selvas y bosques.
Oro, plata, petróleo, hierro, cobre, uranio,
la mano creadora del artesano y brillantes cerebros.
Aquí no se fabrican poblados enteros con jardines artificiales
habitados por rostros de plástico con dinero de plástico
que piden para llevar su comida de plástico en doggy bags.
Pobres vecinos del norte que dependen para vivir de los recursos
de este hermoso, vasto y altivo patio trasero.
Uit: Ciudades donde te nombro, 2006 |
DE ACHTERTUIN
"Zo ver van God en zo dicht
bij de Verenigde Staten"
Porfirio Díaz.
Nooit heb ik het geweten maar nu zeggen ze dat ik in een achtertuin werd geboren
ouder, antieker dan de hoogste bomen uit het noorden
met meer geschiedenis dan het sinistere witte huis aan de overkant.
Hier kweken ze gras met onwaardige en blijde wanorde
om het daar ergens te verorberen en hun geweten te sussen
terwijl hun kinderen in de scholen de wapens grijpen
en hun vaders op de markten de wapens grijpen,
terwijl de moeders de zwarte zakken met zout schilderen
en de heer des huizes elke morgen gaat golfen.
Wij leven in de grootste achtertuin van de wereld
maar we kennen de angst voor miltvuur niet
en niet de metaaldetector voor kinderen
en niet de angst tot zwijgen gebracht met militaire drugs
en niet de regenboog van alarmsignalen die in de nacht weerklinken
en de vliegtuigen, dodelijke vogels, zijn niet door Rambos begeleid.
In onze achtertuin groeit de maïs zonder pesticiden
de eieren zijn van haan en hen,
de koeien worden vetgemest met groenvoer en niet met hormonen.
Wij hebben bloemen, geneesmiddelen, natuurlijke middelen
en een eindeloze reeks traditionele schotels:
stoofpot, maïskoeken, gebraad, rijst met zwarte bonen, carapulcra,
nagerechten met vers fruit en fruit met suiker overstrooid,
cocosnoepjes, karamelsaus, kweepeer, guayaba...
En een of andere McDonald’s.
Er zijn rozen, anjers, lelies, gladiolen,
hortensia’s, margrieten en voor de verloofden: sinaasappelbloesem;
En in vroegere jaren de mooie papaver die nu is verboden
omdat de meester uit het noorden ze gebruikt om verfijnde drugs te maken.
We hebben rivieren, meren, zeeën met groene en blauwe schakeringen,
stranden met goudgeel, wit en donker zand.
Vulkanen, baaien, inhammen, watervallen, woestijnen,
bronnen, diepliggende waterreservoirs, wouden en bossen.
Goud, zilver, aardolie, ijzer, koper, uranium,
de scheppende hand van de ambachtsman en briljante intelligenties.
Hier worden geen ganse nederzettingen met kunstmatige tuinen voortgebracht
bewoond door plastieken gezichten met plastieken geld
die erom vragen om hun plastieken voedsel in doggy bags mee te nemen.
Arme buren uit het noorden die om te leven afhankelijk zijn van de hulpmiddelen
uit deze mooie, weidse en hooggestemde achtertuin. |
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